Nicolas Bouzou revient sur l'annonce spectaculaire de Moderna et Merck concernant leur vaccin anti-cancer à ARN messager contre le mélanome, une première mondiale qui ouvre des perspectives enthousiasmantes.
Il commence par clarifier une confusion fondamentale : contrairement aux vaccins classiques qui préviennent une infection virale, ce vaccin thérapeutique fonctionne différemment. Il est administré à des patients déjà malades, généralement après l'ablation chirurgicale de leur tumeur. Son objectif n'est pas de prévenir, mais d'apprendre au système immunitaire à traquer et à détruire les cellules cancéreuses résiduelles qui auraient pu subsister après l'intervention chirurgicale.