Ville imaginaire, Gotham City est une allégorie des bas-fonds de l’humanité, le théâtre de toutes les noirceurs de l’âme. Crime, violence, corruption, mensonge, perte des repères communs, tout concourt au règne du chaos favorable à la multiplication de vilains comme Le Joker, Double-Face ou Le Pingouin, adversaires de Batman.
Gotham est aussi une sorte de prison à ciel ouvert dont il est quasiment impossible de s’échapper. En cela, elle rappelle Métropolis de Fritz Lang et donne une scénographie unique aux aventures du justicier masqué qui tente de faire régner un semblant d’ordre et de morale.
Si l’homme chauve-souris occupe une place si particulière dans le panthéon des super héros, cela tient à son passé (assassinat de ses parents), à ses nombreux adversaires, à son combat sans fin mais aussi à la ville dans laquelle il vit.
Gotham est-elle la décharge dans laquelle s’entassent tous les crimes commis par les hommes ou est-elle un point de mire situé sur notre horizon : l’expression apocalyptique d’un monde toujours plus urbanisé et plus violent comme le mettaient en scène les films noirs américains des années 1930 et 1940 ?
Pour comprendre si Gotham pourrait un jour sortir de terre (ou si elle a déjà vu le jour), Pierre Sérisier part d’un détail visuel obsédant — la pluie — pour interroger ce que la ville de Batman raconte de notre rapport au crime, à la justice et au chaos.
Crédits
Une série écrite et racontée par Pierre Sérisier
Avec
Ophir Lévy, historien du cinéma, maître de conférences à l'université Paris VIII.
Richard Mèmeteau, philosophe
et des témoignages de fans
Direction de production Nolwenn Thivault
Réalisation Martin Delafosse
Production et édition Narrason 2026.
Avec le soutien du Ministère de la Culture
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.