« Si on veut être parfait, il ne faut rien faire. »
C’est le constat lucide de Franck Chaventré (Directeur Général Associé, G-ON Life) et Ronan Trottier (Directeur Associé, G-ON).
Pourtant, face aux découvertes sur l’air intérieur, ne rien faire n’est plus une option. Car aujourd’hui, on traque le carbone, on soigne l’énergie… mais la qualité sanitaire des matériaux reste ignorée des réglementations. Les microplastiques et les émanations toxiques ne sont ni mesurés, ni certifiés. Du coup, les fabricants n’ont aucune obligation et nos intérieurs, aucune garantie.
Ce problème est amplifié par un trou noir de la connaissance : les analyses complètes de l’air intérieur existent, mais seuls quelques laboratoires de pointe disposent des technologies capables de qualifier toutes les molécules en suspension. Leur coût interdit tout équipement massif.
Alors que faire ? Attendre des normes qui viendront trop tard ?
Des maîtres d’ouvrage et les foncières visionnaires veulent montrer patte blanche pour obtenir d’avanatge de financements pour prendre de l’avance sur la qualité sanitaire de leurs actifs. Et les banques ont depuis quelques temps commencées à intégrer la santé dans le coût des prêts.
Désormais, un bien immobilier qui prouvera sa bonne qualité sanitaire verra sa valeur augmenter naturellement, tout simplement parce que nous passons 90 % de notre temps à l’intérieur et que la santé est devenue le produit le plus recherché.
C’est la prochaine révolution du bâtiment.
Dans cette conférence enregistrée durant la biennale Bâtir Vivant, Ronan et Franck partagent leur expérience terrain, leurs méthodes et une conviction : on ne peut plus fabriquer des patrimoines sans savoir ce qui l’habille et ce qu'on y respire.
Très bonne écoute !
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