Le Point Fort d’Aubervilliers avait des airs de grande fête populaire. Le temps d’une journée, le Festival Emmaüs Solidarité avait réuni du monde autour de la musique, de l’humour, de la création et du partage.
À l’affiche, une programmation riche et éclectique : Nayra et son rap aux influences marocaines et égyptiennes, Meiway, légende ivoirienne et créateur du zoblazo, mais aussi Sergio Alejandro, Rachelle Allison, Tatafio, Hadj Sameer ou encore le collectif Divin0. Du kompa au reggaeton, de la funk aux sonorités afro-caribéennes, le public avait voyagé d’un univers à l’autre au fil des concerts et des DJ sets.
Mais le festival ne s’était pas limité à la musique. Tout au long de l’après-midi, un grand plateau de stand-up animé par Waly Dia avait réuni plusieurs humoristes, dont Tom Baldetti et Elsa Barrère, pour trois heures de rires. Dans les allées du site, un marché de créateurs mettait à l’honneur des vêtements upcyclés, des bijoux, des savons artisanaux et des confitures fabriquées à partir d’invendus alimentaires.
Derrière l’organisation de cette journée festive, on retrouve bien sûr Emmaüs Solidarité, une association qui accompagne chaque jour plus de 9 000 personnes en situation de précarité, d’exclusion ou d’exil. Depuis plusieurs années, ce festival défend une même idée : faire de la culture un espace de rencontre, où les publics, les générations et les parcours se croisent dans un cadre ouvert à toutes et à tous.
Au-delà des concerts et des spectacles, cette édition avait surtout été l’occasion de créer du lien et de célébrer la diversité dans toute sa richesse. Nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui ont fait vivre cette journée.