En juillet 2026 en France, la délégation sénatoriale aux Outre-mer mentionnait la cosmétopée parmi les filières d'avenir pour les territoires ultramarins. En 2024, le marché d'export des cosmétiques français pesait pour 22,5 milliard d'euros. Si la cosmétopée représente une petite partie de ce marché, l'intérêt croissant pour les ingrédients naturels et les ressources végétales pourrait bien faire exploser la demande d'ici les prochaines années.
La cosmétopée est à la cosmétique ce que la pharmacopée est aux médicaments. Cela regroupe les plantes utilisées à des fins cosmétiques, mais aussi tout un ensemble de savoirs traditionnels. Or dans nos sociétés, la beauté et le soin sont des questions que l'on destine souvent aux femmes. Faut-il donc en conclure que les femmes sont les seules détentrices de ces savoirs ?
En 2022, le réseau français « Cosmétopée ultramarine » est né de l'ambition de soutenir la construction de filières durables. Si les femmes sont pour l'instant largement majoritaires au sein des ateliers animés par ce réseau, les initiatives semblent partagées entre hommes et femmes.
Avec :
- Alba Zaremski, chercheuse en biologie au CIRAD, spécialisée sur les interactions entre les arbres et leurs agresseurs biologiques
- Addie Burton, chimiste cosmétique et dirigeante de S. Bio Group, une entreprise de consulting sur la science et la réglementation cosmétique. Elle est également la cofondatrice et présidente de Cariscos, premier réseau de scientifiques cosmétiques de la Caraïbe
Nourrir le vivant est un podcast produit par le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Écriture et réalisation : Ysaline Sanguine. Mixage : Ysaline Sanguine. Identité graphique : Delphine Guard-Lavastre. Musique : uppbeat.io / Eyes Closed - Tobias Voigt.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.