Au Burkina Faso, la transformation agro-alimentaire représente entre 5 et 7 % du PIB. Le karité est le quatrième produit burkinabé le plus exporté à l'international. Mais c'est aussi une source d'emplois importante, et notamment d'emplois féminins : les femmes comptent pour 90 % de la main-d'œuvre dans ce secteur.
De 2020 à 2024, le projet BioStar a travaillé avec 16 PME burkinabés et sénégalaises pour développer la bioénergie au sein des unités de transformation. Des tests ont été conduits avec des équipements qui fonctionnent grâce aux résidus de la transformation agro-alimentaire, comme les coques d'anacarde. Les nouvelles machines sont plus performantes, moins pénibles à utiliser, et plus efficientes en termes de consommation d'énergie. Mais est-ce que l'ensemble des salarié.e.s en profitent ?
La réponse courte est : oui. En revanche sur certaines filières, les équipements sont rarement opérés par les femmes, qu'ils soient anciens ou nouveaux. Alors quoi, les femmes touchent aux produits, et les hommes touchent aux machines ? Est-ce si simple, dans un secteur majoritairement féminin, et dont les dirigeants sont aussi très souvent...des dirigeantes ?
Avec :
- Léa Fulloy, ingénieure en génie énergétique et environnement au CIRAD, spécialisée en bioénergies
- Kadidia Diallo, promotrice d'ANASAM BURKINA, une unité de transformation de la noix de cajou
Nourrir le vivant est un podcast produit par le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Écriture et réalisation : Ysaline Sanguine. Mixage : Ysaline Sanguine. Identité graphique : Delphine Guard-Lavastre. Musique : uppbeat.io / Eyes Closed - Tobias Voigt.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.