La tension mondiale sur les marchés obligataires s’intensifie, portée par le pétrole, les déficits publics et les émissions massives de dette des géants de la tech. Les banques centrales cherchent à préserver leur crédibilité, dans un affrontement inédit entre politique monétaire et politique budgétaire qui pourrait pousser les taux encore plus haut. Un financement plus coûteux pèserait sur la croissance et finirait par pénaliser les marchés actions, tandis que le portage obligataire redevient attractif. L’analyse de Bastien Drut, responsable des études et de la stratégie chez CPRAM.