Guillaume Tabard, rédacteur en chef et éditorialiste politique au Figaro, revient sur les trois jours de visite du pape Léon XIV en France, un événement qui s'est déroulé sous le signe de l'Europe et des enjeux géopolitiques.
Cette visite papale a marqué une inflexion notable par rapport à son prédécesseur François. Alors que l'ancien pape voyait l'Europe comme une vieille dame fatiguée, Léon XIV la considère comme un outil essentiel contre la guerre et les tensions entre nations. À Metz, dernière étape du voyage, le pape s'est appuyé sur la figure de Robert Schuman pour défendre une construction européenne forte et unie.
Un autre changement majeur concerne l'immigration. Là où François en avait fait sa grande cause, Léon XIV nuance son approche. S'il parle toujours de l'accueil des migrants, il insiste sur le droit fondamental de leur éviter de quitter leur pays. À Metz, il a développé une image riche : accueillir une personne, c'est l'intégrer comme un membre de sa propre famille, mais aussi lui permettre d'entrer dans l'esprit de la maison. Une formulation qui va bien au-delà d'un simple accueil inconditionnel.
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