Pour célébrer les trois premières saisons de Folie Douce, et vous faire découvrir des épisodes que vous auriez loupés, on vous propose cet été de réécouter les moments les plus forts du podcast avant de lancer la nouvelle saison à la rentrée !
D’ici là bel été, et prenez soin de vous.
Cet épisode de Folie Douce a été diffusé le 13 février 2026.
Ce début d’année a des allures de dystopie, je sais. J’ai moi-même un petit coup de mou, comme je vous le confie dans l’introduction de cet épisode, qui tombe à pic.
Mon invitée, la poétesse Kiyémis, déteste les dystopies. Et nous propose, pour balayer la peur, de convoquer la joie, la joie comme outil de résistance, responsabilité collective et pratique politique. Oui la joie est une déraison, voire une folie face à la violence du monde. Mais le monde n’est-il pas lui-même absolument déraisonnable ?
Je connais Kiyémis depuis longtemps. J’observe depuis des années sa voix s’épanouir et ses vers fleurir « et refleurir » - du titre de son magnifique roman sur l’histoire de sa grand-mère - sur nos plaies. Sa dernière production est un ouvrage collectif intitulé : « Pour la Joie, Une ode à la résistance poétique et politique » (ed. Les Liens qui Libèrent), un ouvrage collectif où l’on retrouve à ses côtés les plumes de plusieurs autrices : Rim Battal, Douce Dibondo, Claude-Emmanuelle Gaian-Maull, Nadia Yala Kisukidi, Mélissa Laveaux, Fania Noël, Laura Nsafou et Coline Pierré.
Plongez vous dans cet épisode, imbibez-vous du rire de Kiyémis, des quelques lignes qu’elle lit pour vous à voix haute, et convainquez-vous, avec nous, que « l’autre rive existe ». Une expression qui oblige à l’espoir, à l’amour, à la lutte. Elle est une façon de fuir la peur qui paralyse et d’habiller de lumière la colère, qui reste une boussole mais, à la longue, épuise les corps.
De corps, il est beaucoup question aussi dans notre échange. Kiyémis aborde son enfance de petite fille « solaire » qui aime écrire, rêvasser et danser devant son miroir, suivie d’une adolescence où les injonctions à « se faire petite » ont eu raison de son élan. Elle qui est l’autrice d’un essai sur la grossophobie « Je suis votre pire cauchemar », nous invite à faire corps avec ce corps et à l’envisager comme un navire puissant, un survivant magnifique capable de nous faire jouir de la beauté du monde et surtout de créer.
Car la clé de la leçon de Kiyémis c’est créer. Dans son cas, écrire. Elle nous désigne ainsi la possibilité de grandir non pas malgré mais à partir des traumatismes des générations précédentes. « Les roses héritent des épines, mais aussi des couleurs », souligne-t-elle vers la fin de notre échange, dans un passage que vous n’êtes pas prêtes d’oublier.
Bonne écoute et n’hésitez pas à nous faire des retours sur vos plateformes de podcasts et sur les réseaux sociaux.
Photo : Adeline Rapon
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.