Les documents déclassifiés sur l'Opération Condor révèlent que les États-Unis et la CIA ne se sont pas contentés de soutenir les dictatures sud-américaines : ils ont fourni renseignements, technologies et moyens logistiques à l'un des plus vastes réseaux de terrorisme d'État du XXᵉ siècle. Malgré des milliers de victimes, aucun responsable américain, pas même Henry Kissinger, n'a été condamné. Cinquante ans plus tard, les méthodes de surveillance, de guerre psychologique et de répression transnationale mises au point durant Condor continuent d'alimenter les débats sur les opérations clandestines et la raison d'État.