Au Vieux Colombier, L’Ordre du jour, adapté du livre d’Eric Vuillard revient sur un moment en apparence anodin : une réunion, le 20 février 1933, entre Adolf Hitler, tout juste chancelier, et vingt-quatre grands industriels allemands. Il ne s’agit pas encore de guerre, seulement d’un financement de campagne. Et pourtant, c’est bien là que quelque chose bascule. Une mise en scène ingénieuse de Jean Bellorini, un spectacle qui flirte avec le music-hall, tragique et drôlatique.
Le Journal d’un fou, d’après Gogol, est un seul-en-scène exigeant, où le comédien Raphaël Poli incarne la descente aux enfers d’un petit fonctionnaire avec une intensité remarquable. Il nous fait rire parfois, nous met mal à l’aise souvent, et nous touche profondément. Car derrière l’absurde, il y a une vérité sociale : celle de l’exclusion. Le monde de Gogol, celui de la Russie pré-soviétique, n’est pas si éloigné du nôtre. Et la question demeure : que fait une société de ceux qui n’entrent pas dans ses cadres ?
Le Cid, enfin, dans une mise en scène de Denis Podalydès, insiste sur une tension fondamentale : le personnage est traversé par une contradiction qui le dépasse. Il souffre, doute, vacille… mais c’est précisément ce conflit intérieur qui le révèle à lui-même. L’honneur, l’amour, la loyauté : autant de forces qui s’entrechoquent et façonnent des êtres profondément humains.
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