Eye in the Sky ressemble à une ballade amoureuse, mais glace le sang. Le narrateur voit tout, lit tes pensées et te surveille avec un calme inquiétant. Le thème n'est pas l'amour qui élève, mais celui qui contrôle : il connaît tes mensonges, se proclame « l'œil dans le ciel » et n'a plus besoin de tes excuses. Une domination froide, sans échappatoire, presque manipulatrice. Musicalement, du soft-rock 80s ultra léché : l'intro planante « Sirius » (reprise dans les stades), guitare claire, voix lisse. Une production douce qui contraste avec la dureté du propos le contrôle déguisé en tendresse.